Malgré un premier refus de visa étudiant, je me suis accrochée à ce que je voulais

Enseignante déjà depuis quelques années au Cameroun, approfondir mes connaissances dans le domaine via une formation continue conséquente était mon projet. Mon champ de spécialisation étant la langue française, la France était tout naturellement le pays idéal pour réaliser ce projet d’étude qui me tenait tant à cœur. Alors j’ai décidé de suivre la procédure Campus France, procédure incontournable pour la plupart de ceux qui aspirent à une inscription dans une université française mais vivant hors de la France, surtout en Afrique. C’était au cours de l’année académique 2017-2018.

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Après une procédure loin d’être de tout repos à Campus France Yaoundé, je décroche trois admissions notamment, l’université de Strasbourg, l’université de Boulogne sur Mer et l’université du Mans, qui, a été mon choix final. Passée cette étape, il fallait alors affronter la plus stressante mais la plus déterminante: la procédure de demande de visa. Le premier problème qui est apparu était celui du logement, il fallait justifier de ses conditions d’hébergement en France et moi n’ayant personne de confiance, il fallait en trouver.

Je me suis donc lancée à la recherche sur internet et un jour, au grand hasard, je tombe sur la page Facebook de l’AECM (l’Association des Etudiants Camerounais du Mans) et je lance tout de suite mon SOS de détresse et quelques minutes après j’un un retour de la part d’un certain Andrew, en était-il le président? Je ne peux l’affirmer. Il m’a tout de suite rassuré quant au problème de logement et il m’a permis de signer un bail à distance.

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Parallèlement, je rassemblais les autres pièces constitutives pour la demande de visa, chose très compliquée, et le lundi 13 août 2018, je déposais ma demande au service consulaire de l’ambassade de France à Yaoundé, il fallait attendre 10 jours pour avoir le verdict final, l’attente était stressante. Enfin le jour-j arriva, mercredi le 22 août 2018, après avoir suivi la longue queue habituelle, on me remit enfin mon passeport, je me rappelle les paroles du monsieur qui me l’avait remis: “Désolé ma fille, ils n’ont pas accordé”, celà me fit l’effet d’un glaive enfoncé en plein coeur. Le visa avait été refusé pour les motifs suivants:

  • Vous n’avez pas fourni la preuve que vous disposez de moyens de subsistance suffisants pour la durée du séjour envisagé ou de moyens pour le retour dans le pays d’origine ou de résidence, ou pour le transit vers un pays tiers dans lequel votre admission est garantie, ou vous n’êtes pas en mesure d’acquérir légalement ces moyens
  • Les informations communiquées pour justifier les conditions du séjour ne sont pas fiables et/ ou ne sont pas fiables ou incomplètes.

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Bien que confuse et démoralisée, je compris aussitôt que lâcher prise après un premier essai était absurde, il fallait se relever, y croire à nouveau et corriger les erreurs. Mais pour ce faire, il fallait s’armer de patience et attendre encore l’année suivante. Très déterminée à réaliser mon projet d’étude, je me lançai à nouveau l’année suivante, quatre admissions en main, je choisis une fois de plus Le Mans car j’avais gardé de bons contacts avec Andrew qui n’avait cessé de me parler de World like Home, start-up dont il était le président et dont la mission principale est l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants en France.

Il suggéra pour cette deuxième tentative une attestation d’hébergement plutôt qu’un bail à distance, j’approuvai l’idée et il se chargea de trouver quelqu’un de fiable pour me fournir tous les documents nécessaires y relatifs. D’autre part suivant les conseils de mes amis déjà en France, je déposai ma caution bancaire à Studely, une institution financière très fiable aux yeux du consulat contrairement à la première fois où j’étais passée par une banque locale.

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Mercredi le 28 août, je déposai à nouveau la demande de visa avec plus de confiance cette fois et le mardi 05 septembre, je me rendis à l’ambassade pour récupérer mon passeport et le même monsieur de la dernière fois me dit: “C’est bon, ils ont accordé”. Je vous épargne les détails de ma joie, en fin de compte, ma persévérance avait porté ses fruits et j’en étais plus que fière. World like Home a organisé mon accueil et tout s’est bien bien passé.

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Aujourd’hui, je termine presque ma première année de Master à l’université du Mans. S’il y a une leçon que j’ai pu tirer de mon propre parcours, c’est la suivante: être convaincu de ce qu’on veut nous donne des forces incroyables pour obtenir cette chose au delà de tous les obstacles.

FJN

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World like Home accompagne les étudiants étrangers dans leurs projets d’études en France. Pour en savoir plus: https://www.world-like-home.com/

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